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Développement durable : la vision de Nice Côte d’Azur

Parler du plan d’action de la Ville de Nice en tant que présidente, c’est aussi présenter ce qu’elle est en mesure d’apporter au réseau en matière de développement durable, car il s’agit d’un axe de travail primordial, autour duquel nous devons nous recentrer afin de contribuer à la force et la réalité de notre diplomatie euro-méditerranéenne.

La place de Nice dans cette Méditerranée est particulière. Profondément méditerranéenne par ses origines, Nice est également une grande ville internationale.

Située au sud de l’Europe et à l’extrême sud-est de la France, Nice est un point de jonction privilégié entre les Alpes, la Provence, la Corse et l’Italie. La ville occupe un site naturel remarquable au cœur de la Côte d’Azur. Elle s’est développée dans un large bassin ouvert au sud sur la Méditerranée et bordé d’est en ouest par une succession de collines boisées. En arrière-plan, s’élèvent les premiers sommets alpins, qui culminent à plus de 3 000 m d’altitude.

Au centre de l’euro région Méditerranée, la métropole azuréenne représente une aire urbaine continue de plus de 1 million d’habitants qui la situe au tout premier rang des métropoles françaises. Son rayonnement s’étend aujourd’hui de l’Est varois jusqu’à Imperia et Gênes en Italie soit environ 3,5 millions d’habitants.

Placée dans le groupe de tête des classements mondiaux des destinations touristiques, elle est au premier rang national après Paris. Elle est la 2ème de France pour les caractéristiques d’internationalité. L’aéroport de Nice est le 2ème aéroport international français.

Véritable carrefour international, la Côte d’Azur compte près de 12% de résidents étrangers (soit plus de 160 nationalités différentes). Près de la moitié des résidents étrangers azuréens est originaire de l’Union Européenne.

A cela s’ajoute une politique événementielle riche et variée, un environnement unique et des investissements importants consacrés aux infrastructures hôtelières, de congrès et de salons.

1er site de croisières en France, les ports de Nice-Villefranche et de Cannes accueillent chaque année 500 000 croisiéristes, une fréquentation en progression constante depuis plusieurs années.

Le modèle économique azuréen s’est bâti au fil des ans sur la rencontre des élites politiques, intellectuelles et économiques mondiales avec un environnement d’une qualité exceptionnelle.

Le fruit de cette rencontre est la création d’une économie fondée sur la production de prestations de très haute qualité, initialement dans le domaine du tourisme et de l’accueil puis dans celui des hautes technologies.

Le territoire azuréen dispose en effet d’une importante capacité de recherche et de formation de niveau international au sein ou à l’extérieur de l’université.

Sophia-Antipolis est l’un des premiers parcs technologiques d’Europe où se créent environ 1000 emplois par an.

La présence d’activités de haut niveau a permis la création sur cet espace de 9 pôles de compétitivité de niveau mondial, touchant notamment à l’observation de la planète, à la gestion des risques ou au développement des énergies renouvelables. Dans le département, ces pôles s’appuient sur un ensemble de plus de 1 300 entreprises sur les seuls secteurs des nouvelles technologies et des sciences du vivant qui regroupent prés de 30 000 emplois et représentent un chiffre d’affaire de plus de 6 milliards d’euros.

En janvier 2009, la Communauté d’Agglomération Nice Côte d’Azur, créée en 2002, est devenue la CUNCA Communauté Urbaine Nice Côte d’Azur .

Sous l’impulsion du député-Maire de Nice, président de la communauté d’agglomération, la Communauté d’Agglomération et la Ville de Nice ont décidé d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire économique et sociale de Nice-Côte d’Azur axé autour de la notion de développement durable.

Cette stratégie pourra s’appuyer sur des actions déjà réalisées par la Ville de Nice qui ambitionne de devenir la « ville verte de la Méditerranée », telles que :

 une maison de l’environnement, abritant notamment un espace info énergie,  un plan paysage et un agenda 21 quartiers durables,  la création du centre Haliotis (traitement des eaux usées et analyse de la qualité des eaux de baignade),  la mise en place du tramway. La volonté des décideurs locaux d’engager une nouvelle phase du développement de Nice-Côte d’Azur, fondée sur un autre mode de croissance et de qualité de vie pour tous, converge avec celle de l’Etat français.

A l’heure des premiers textes de mise en œuvre du "Grenelle de l’environnement" en France, il est en effet essentiel pour l’Etat d’aider à la création et la réussite d’un territoire de référence traduisant le nouvel enjeu national d’une société se réorganisant autour du thème du développement durable.

L’Etat français, qui vise en outre à renforcer son armature de villes de taille internationale dans la compétition mondiale des territoires et à affirmer le rôle de la France au sein de l’Union pour la Méditerranée, a décidé de conférer à l’opération de développement et d’aménagement de la plaine du Var, au cœur de la métropole azuréenne, à la fois méditerranéenne et présentant déjà de forts traits d’internationalité, un statut "d’intérêt national" afin de constituer ce territoire de référence.

La plaine du Var est ainsi appelée à devenir la vitrine internationale des savoir faire azuréens et nationaux en matière d’intégration des problématiques environnementales dans les projets de développement sociaux, urbains et économiques, et à produire un fort effet de levier sur le niveau de développement et de rayonnement de la métropole azuréenne tout entière.

Les enjeux sont :
-  de créer, sur le périmètre de l’OIN et, par impulsion, sur l’ensemble de la métropole, un nouveau socle de développement économique et un autre modèle de cadre de vie
-  de renforcer l’attractivité et le rayonnement international de l’ensemble territorial Nice-Côte d’azur, au travers d’une politique volontariste en matière de développement durable dans l’ensemble de ses composantes (eau, déchets, pollution, transports, habitat, espaces publics et de loisirs...), afin d’ériger le périmètre de l’OIN en espace de référence en ce domaine.

C’est cette étape majeure que nous souhaitons partager avec les membres du Réseau des Villes Euromed autour du thème désormais incontournable du développement durable.

vendredi 19 novembre 2010, par Nathalie