Alger (Algérie)

Nom en Arabe algérien : Dzayer
Pays : Alger
Région : Alger
Code postal : 16000-16132
Population : 2 239 613 hab. (2010)
Densité : 6 170 hab./km²
Superficie : 363 km²

Alger, surnommée el Bahdja (la joyeuse), el mahroussa (la bien-gardée) ou encore la blanche, tant par les Algériens que par les Français, est la capitale de l’Algérie et la plus grande ville du pays. Située au bord de la mer Méditerranée, la ville donne son nom à la wilaya dont elle est le chef-lieu. En 2010, la ville d’Alger compte 2 239 613 habitants. Avec 4,375 millions d’habitants, l’agglomération d’Alger est la 1re agglomération du Maghreb et la wilaya d’Alger compte 6 488 795 habitants. Alger fut également, jusqu’en 1962, la deuxième ville de France.

Au IVème siècle av J.C, les Phéniciens établirent un comptoir sur la baie d’Alger appelé "Icosim" (l’île aux mouettes), devenu "Icosium" plus tard, sous l’empire romain et le resta en possession romaine jusqu’à l’arrivée des vandales, au milieu du Vème siècle. Elle fut ensuite gouvernée par les Byzantins, jusqu’à ce que les Berbères les chassent. La véritable destinée d’Alger va commencer à s’accomplir au Xème quand l’Emir Bologhine Ibn Ziri décide d’en faire sa capitale et l’appelle en référence à un chapelet d’îlots qui affleuraient dans la baie "El-Djazaïr". C’est à partir de cette période qu’Alger commencera à jouer un rôle commercial dans le pourtour méditerranéen.

En 1510, les Espagnols occupèrent l’îlot Peñón, en face du port. Les frères Barbarousses, appelés en renfort occupèrent la ville en 1516. Devenue capitale des corsaires barbaresques, Alger se déclara vassale de l’empire Ottoman et les Espagnols en furent chassés.

Juillet 1830, la ville est prise par les Français, devenue siège du gouvernement général du pays, des constructions militaires et administratives y furent édifiées. A partir de 1880, la ville prit son véritable essor. C’est à Alger que les alliés débarquèrent le 8 novembre 1942 puis que fut crée, le 3 juin 1943, le comité français de libération nationale (CFLN). Puis connu sous le nom de comité d’Alger, celui-ci devint un an plus tard le gouvernement provisoire de la république française du Général de Gaulle. De 1954 à 1962, la ville fut le principal centre lutte menée par le Front de Libération National (FLN) pour l’indépendance du pays. "La bataille d’Alger" en 1957, marqua en tournant de la guerre d’Algérie. En avril 1961, le putsch d’Alger constitua l’ultime tentative des généraux de l’armée française en Algérie pour empêcher l’inéluctable indépendance algérienne. Le 5 juillet 1962, Alger devint la capitale de l’Algérie indépendante.

Le 5 octobre 1988, Alger s’enflamme, des manifestations réclamant plus de démocratie. 23 février 1989, nouvelle constitution qui consacre le multipartisme entraîna la création plus de cinquante partis politiques.

Depuis le début des année 1990, la capitale algérienne est déchirée par un violent conflit opposant certains partis politiques et forces de l’ordre, lesquels s’expriment notamment par des attentats terroristes et des assassinats, jusqu’en 1999.

L’activité économique sociale et culturelle reprend des couleurs à la faveur du calme.

Monuments et sites

- La Casbah qui est le cœur de la ville et qui reste une référence architecturale avec ruelles et ses joyaux d’art mauresque. Elle renferme de nombreux palais, mosquées et mausolées, notamment les mosquées Jamaa al-Jdid et Ketchaoua.

- Sanctuaire du Martyr (Maqam E’chahid) : érigé à l’emplacement du monument aux morts indigènes de la Seconde Guerre mondiale, le monument, conçu à l’école des beaux-arts d’Alger sous la direction de Bachir Yellès[38], a été construit par une société canadienne (Lavalin) en 1982. Surplombant la ville, haut de 92 mètres, il est composé de trois palmes stylisées reposant sur une vaste esplanade où brûle la « flamme éternelle » et recouvrant une crypte, un amphithéâtre et un musée souterrains. C’est un lieu de rassemblement et de recueillement à la mémoire des martyrs de la guerre d’indépendance du pays. Maqam E’chahid fait partie d’un vaste ensemble socio-culturel ; le Parc de la Victoire (Riadh El Feth).

- La Grande Poste Edifiée en 1910 à 1913 Architecte Marius Toudoire en collaboration avec Jules Voinot : construction de type néo-mauresque. C’est le cœur d’Alger.

- Grande Mosquée (Djamâa Kebir) : c’est le plus ancien édifice de la ville. Date de la période almoravide au XIe siècle.

- Basilique Notre-Dame d’Afrique : Remarquable de par sa situation géograhique sur un promontoire qui domine le quartier de Bab El Oued, la basilique de style néo-byzantin de Fromageau fut édifiée de 1858 à 1872.

- Place Émir Abdelkader (ex-place Bugeaud) : en mémoire de l’émir Abd El-Kader, résistant durant la conquête coloniale de l’Algérie.

- Villa Abd-el-Tif : Magnifique demeure qui a inspiré nombre d’artites peintres. Durant la colonisation, de 1907 à 1962 y étaient logés les artistes lauréats du Prix Abd-el-Tif, notamment Léon Cauvy et Jean Launois.

- Bibliothèque Nationale, à l’architecture moderne, se trouve dans le quartier d’El Hamma.

- Le MaMa, Musée d’Art Moderne d’Alger, rue Larbi Ben M’Hidi qui a ouvert dans les locaux des ex Galeries Algériennes (anciennement Galeries de France : Petit en 1900).

- Palais des Raïs ou Bastion 23 : Situé au quartier de la Marine (18e siècle). Un des pôles d’intérêt de l’histoire du vieil Alger.

- Balcon Saint Raphaël : À El-Biar, belvédère avec vue magnifique sur la ville et la baie.

- El-Aurassi (1975) l’imposant hôtel qui barre la perspective en accédant au centre-ville à partir du port depuis la rampe Tafourah[39].. Université d’Alger : située au centre ville, entre la place Audin, la grande poste et l’avenue Pasteur. Fondée en 1879, elle constitue le noyau des premiers universitaires algériens, notamment les médecins pendant la colonisation.

- Musée national des Beaux-Arts : Peintures de l’école européenne du XVIe siècle à nos jours. Entre autres, Fantin-Latour, Prud’hon, Fromentin, Delacroix, Corot, Monet et Utrillo. Sculptures de Rodin et Maillol, miniatures de Mohamed Racim et œuvres d’artistes algériens contemporains.

- Le Palais du peuple, ancienne résidence des gouverneurs, est une belle bâtisse d’architecture ottomane du XVIIIe siècle. Des peintures murales représentent des scènes de la vie quotidienne réalisées par des artistes français au début du XXe siècle.

- Dans le Musée national des Antiquités classiques et musulmanes se trouvent d’importantes collections d’objets d’art de la période romaine, des vestiges d’archéologie musulmane et des produits d’artisanat, en particulier des tapis.

mardi 8 juin 2010, par Nathalie