Fès (Maroc)

Fès est la deuxième plus grande ville du Maroc. C’est l’une des quatre « villes impériales » (avec Marrakech, Meknès et Rabat) et aussi la première ville impériale des quatre.

Fès fut fondée en 789 par Idriss Ier, un descendant du prophète. Son fils, le sultan Idriss II, décide en 809 d’y établir le siège de la dynastie. Dès 818, le sultan accueille dans sa cité 8 000 familles de musulmans andalous. Sept ans plus tard,Cette nouvelle population est renforcée par l’arrivée de juifs et de Kairouanais(Tunisie). Riche de ces multiples patrimoines religieux, culturels et architecturaux, Fez devient rapidement le centre religieux et culturel du Maroc.

La médina, la plus vielle et grande du monde, un exemple modèle d’une ville orientale, est placée sous la protection de l’UNESCO ; elle est inchangée depuis le XIIe siècle. Le bleu profond de ses céramiques est l’un des symboles de Fès. Son rayonnement international passé en fait l’une des capitales de la civilisation arabo-musulmane aux côtés de Damas, Bagdad, Cordoue, Grenade...

Selon une légende, le nom de la ville viendrait de la découverte d’une pioche (arabe : فأس [fa’s], pioche) à l’emplacement des premières fondations.

Fès ne se livre pas facilement. Pour y accéder, il faut rentrer par la grande porte, à la fois visible et voilée, du sacré. Car Fès est un sanctuaire. C’est ainsi d’ailleurs que les soufis, ces initiés de l’islam, l’ont toujours appelée : la Zaouïa. Le voyageur qui venait de loin savait qu’en arrivant aux portes de la ville, c’est à son fondateur et à son saint patron lui-même qu’il demandait l’hospitalité. Pour lui, Fès est la ville de Moulay Idriss.

Fès, qui fut pendant plusieurs siècles une capitale politique et intellectuelle du Maroc, était devenue un centre de rencontres et d’échanges. On rapporte que Sylvestre II (Gerbert d’Aurillac), Pape de 999 à 1003, y séjourna dans sa jeunesse pour y faire des études à la suite desquelles il introduisit les chiffres arabes en Europe. Maïmonide, médecin et philosophe juif, y vécut également quelques années durant lesquelles il enseigna à la Quaraouiyine. L’œuvre de ce philosophe est une merveilleuse illustration de cette symbiose de la culture judéo-islamique qui avait prévalu en Andalousie, et trouvé un écho similaire à Fès.

Fès se trouve à un emplacement particulièrement avantageux, au croisement de routes commerciales importantes, au cœur d’une région naturellement généreuse avec des matières premières précieuses pour l’artisanat (pierre, bois, argile). Ceci lui permet de se développer très rapidement. Fès se trouve notamment sur la route des caravanes allant de la Méditerranée à l’Afrique noire en passant par la grande ville commerciale Sijilmassa (disparue au XVIIe siècle) dans la région de Tafilalt.

La ville de Fès se divise en trois parties :

* Fès el-Jedid : édifiée au XIIIe siècle par les Mérinides, elle est une cité administrative et royale où le Roi aime à se rendre pour marquer la solennité d’un évènement ou l’importance d’une décision ; * Fès el-Bali : le plus vieux quartier, édifié par les Idrissides ;

Fès el-jedid et Fès el-Bali forment la médina de Fès, faisant partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

* Fès ville nouvelle (Dar Dbibegh) : construite par les Français au temps du protectorat. C’est dans cette partie de Fès que se rencontrent modernité et tradition.

La Médina de Fès abrite actuellement une population de 156 000 habitants.

Ces dernières décennies, le tourisme n’a cessé de se développer (1 million de visiteurs par an) et est devenu un important facteur économique. Fès propose des manifestations culturelles telles que le Festival de Fès des musiques sacrées du monde au mois de juin de chaque année.

Nom : Fès فـاس ou Fâs
Pays : Maroc
Région : Fès-Boulemane
Code postal : 30 000
Population : 1 040 563 (2010)
Site Web :http://www.fes-medina.com/ville-de-fes/

mercredi 26 janvier 2011, par Nathalie