- Maire : Roger Georges El Ashi
- Région : Chouf
- Site web : www.moukhtara.org / www.chouf.org
Les villes membres de la Fédération du Haut Chouf
14 villes sont membres de la Fédération du Haut Chouf : 12 membres actuels et 2 en attente de l’approbation des autorités.
12 villes, membres de la Fédération, ont des municipalités.Nombre total des habitants de la région : 54 900.
A signaler que deux autres villages, Ain Zhalta et Barouk, comptent respectivement 6000 et 7500 Habitants.
La situation géographique
La Fédération des Municipalités du Haut Chouf, se situe dans la plus haute région du Chouf (partie sud du Mont Liban) et s’étend sur 260 millions de mètres carrés.
Elle est entourée au nord par le Caza d’Aley, à l’est par le Caza de la Bekaa, au sud par le Caza de Jezzine et à l’ouest par la mer.
Elle est située à 52 km de Beyrouth (par Damour-Deir el Kamar-Moukhtara), 12 km de Jezzine (par Bater) et 15 km de Kefraya-Bekaa (par Maaser el Chouf).
Son altitude varie entre 850 m et 1950 m.
Les ressources naturelles
La majeure partie de la plus grande réserve naturelle du pays, celle des Cèdres du Chouf, se situe au milieu de la Fédération des Municipalités du Haut Chouf. Elle constitue une richesse environnementale et écologique unique en son genre au Liban.
D’autre part, la région du Haut Chouf se distingue des autres régions par ses vallées et montagnes qui offrent un paysage exceptionnel respectant l’environnement, les traditions locales et l’urbanisme. C’est la région la moins touchée par la forte progression du béton.
Les principales activités
Economique
Fait remarquable, dans la région du Haut Chouf, il n’existe pas de carrière, de villes, de zones industrielles, de grands centres commerciaux ou de banques. La région est considérée comme étant rurale par excellence.
Les petites et moyennes entreprises (pharmacie, librairie, supermarché, magasin, coiffeur, etc.) sont gérées directement par leurs propriétaires. Seuls 20% des commerces de la région emploient une main d’œuvre locale, ne dépassant que rarement 3 employés (à l’exception de l’usine NADA – Eau Minérale – avec 200 personnes). Autre point remarquable, d’autres activités, surtout les pressoirs d’huiles d’olives, emploient de façon saisonnière un nombre limité de personnes, 10 au maximum, pour chaque pressoir.
Le secteur agricole est le plus gros employeur avec 50% de la population qui en dépend d’une façon directe ou indirecte. La cueillette est un important vivier d’emplois saisonniers.
La réserve des Cèdres du Chouf est considérée comme la plus grande attraction touristique de la région avec plus que 45 000 visiteurs annuels et 20 employés permanents. Les restaurants de la région, qui dépendent en grande partie de ces visiteurs, sont pour la plus part fermés pendant la saison d’hiver.
Culturelle
Le Haut Chouf compte 8 écoles. Les universités et écoles techniques n’existent pas dans la région. Aussi, il est bon de rappeler ici, que la langue française est peu utilisée. Les activités francophones se font à titre individuel et demande un effort personnel.Santé Publique.
Il n’existe aucun hôpital privé ou gouvernemental dans la région du Haut Chouf. Le seul hôpital gouvernemental de la région, l’hôpital Ain wa Zein, se situe à 15 minutes en voiture de Moukhtara. Il y a 8 dispensaires publics et 4 cliniques privées.
Associations
Il existe plusieurs associations, clubs et organisations non gouvernementaux dans les villages du Haut Chouf. Mr. Walid Joumblatt, originaire du village de Moukhtara, ancien Ministre et actuel Député, est le président du Parti Socialiste Progressiste. L’influence de ce parti est donc assez grande dans la région. Ainsi, l’Association des Femmes Progressistes, le Scout Progressiste et l’Organisation des Jeunes Progressistes sont présents et rayonnent dans tous les villages du Haut Chouf. Des groupes apolitiques gèrent également des activités diverses.
Transports en commun
Il n’existe aucun organisme assurant un service de transport en commun dans le Haut Chouf. Le seul service de transport public qui relie Beyrouth au Haut Chouf, se fait au départ du village de Bekaata, 10 minutes en voiture de Moukhtara. La plus part du temps, les citoyens utilisent l’auto-stop pour atteindre Bekaata.
Les relations de la Fédération avec d’autres organismes
La Fédération maintient d’excellentes relations avec les autorités locales pour faire avancer des projets utiles.De même, elle a réussi à créer d’excellentes relations avec :
La Communauté Européenne : Elle a fourni à la Fédération une aide technique de 250 000 Euros pour établir un plan directeur de développement régional. Ce programme, d’une durée d’un an, avait démarré en Mars 2004. Par la suite, la Fédération a réussi à obtenir de la Communauté Européenne le financement de projets concrets de développement durable de la région.
Une aide de 700 000 milles Euro a également été attribuée pour créer une infrastructure éco-touristique et agricole dans toute la région.
USAID (Agence Américaine pour le Développement International) : L’USAID a financé la construction de 7 stations d’épuration à hauteur de 3,5 millions d’Euro. Elles ont permis d’assurer de meilleures conditions de protection de l’environnement. Le projet a été livré en Septembre 2009.
Italie : La Fédération a obtenu une aide de 1,2 million d’Euro pour renforcer des projets d’infrastructures dans tous les villages et contribuer à la sauvegarde du patrimoine.Ambassade du Japon : Un aide financière de 100 000 Euro pour construire un château d’eau et creuser un puits artésien.
Ambassade de France : Réalisation d’activités culturelles.
UNDP (Programme des Nations Unies pour le Développement) : Création de plusieurs programmes d’appui pour la région.
Banque Mondiale : Financement, à hauteur de 700 000 Euro, de projets locaux de développement des infrastructures et ce, dans chaque village.
ONG : Mise en place d’activités variées dans les domaines agricole et social.
Université Libanaise : Fourniture d’un support technique destiné à réaliser une étude pour recenser des sites archéologiques et touristiques de la région.
Les organisations locales : Elles contribuent à faire participer la société civile au développement de la région.La situation économique, agricole et sociale de la région du Haut Chouf nécessite un réel soutien et une aide importante de la part de l’autorité locale. En effet, il faut aider les citoyens à faire face à la situation actuelle et limiter les dégâts causés par les migrations dues à la recherche d’emplois en dehors du Haut Chouf.
De même, il faudra créer de nouveaux emplois pour améliorer la situation économique de la région et trouver des mécanismes financiers adaptés pour soutenir les petites et moyennes entreprises. La région du Haut Chouf possède un réel potentiel dans les domaines de l’agriculture et de l’environnement mais le manque de moyens financiers reste l’obstacle majeur pour un développement durable et adéquat de la région.







