Le climat en Méditerranée inquiète les spécialistes du GIEC

Les experts, du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) (1) s’inquiètent d’un changement climatique dans tous les pays du pourtour méditerranéen.

En effet, un rapport du GIEC du mois de juin 2021 (2) donnait déjà l’alerte sur des risques, dans un futur très proche, de canicules, de chaleurs extrêmes et de sécheresses.

Les chaleurs extrêmes sont la plus grande menace pour la Méditerranée. Les températures devraient monter plus vite autour de la Méditerranée au cours des prochaines décennies.

Jusqu’à 93 millions de personnes supplémentaires pourraient être confrontées à des canicules sur la rive nord de la Méditerranée.

Les vagues de canicules et de sécheresses augmenteront et, par ricochet, les incendies.

On peut déjà le constater avec les nombreux incendies qui sévissent depuis le mois de juin 2021 en Italie, en Grèce, en Turquie, au Liban, ce dernier pays rencontrant une grave crise écologique avec ses forêts de cèdres centenaires gravement impactées, une crise également économique et humanitaire.

Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord le risque pour les personnes âgées de mourir de fortes chaleurs pourrait être multiplié entre trois et 30 d’ici 2100.

Nous sommes tous unis dans un même futur et il faut dès maintenant agir car le péril est à nos portes.

Les raisons de l’inquiétude sont la hausse du niveau de la mer, la perte de la biodiversité terrestre et marine, les feux de forêts et la pénurie d’eau douce.

D’ailleurs, dans le dernier rapport du GIEC du 9 août 2021 (3), la situation en Méditerranée s’aggravera avec le changement climatique. Ce dernier est encore plus pessimiste que le premier, tout en restant malheureusement, pragmatique et s’appuyant sur des données scientifiques avérées, il ajoute :

Il estime que « La région de la Méditerranée, actuellement en proie à des incendies sans précédent en Grèce, en Turquie, au Liban, sera un « point chaud » du réchauffement climatique.

Il confirme que les températures devraient grimper plus vite autour de la Méditerranée qu’au niveau mondial dans les prochaines décennies. Cela aura un impact sur l’agriculture, la pêche et le tourisme. Certaines régions pourraient voir leurs cultures agricoles s’effondrer de 64 %. La surface de forêts brûlées pourraient double ou tripler, en fonction des efforts faits pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. En outre, il poursuit en indiquant que les feux dégradent aussi la qualité de l’air dans les régions impactées, comme la Turquie ou la Grèce. Les canicules pourraient aussi provoquer des pénuries d’eau, des risques d’inondations côtières et des chaleurs potentiellement mortelles, touchant jusqu’à 93 millions de personnes d’ici 2050.

Cette version préliminaire du rapport conclut également que seul un réchauffement mondial maintenu nettement sous les deux degrés « permettrait de maintenir les agglomérations côtières, les sites du patrimoine culture, les écosystème terrestres et marins dans un état viable dans la plupart des zones du bassin méditerranéen ».

Nous voyons bien qu’il y a urgence à entreprendre ensemble des politiques de transition écologique, techniques novatrices et ambitieuses pour faire face à cette situation d’urgence.

Les faits sont là, la prise de conscience est brutale mais doit nous engager, par exemple, par le biais de la coopération euro-méditerranéenne à fédérer les pays et territoires partenaires impactés afin d’avoir une coopération encore plus renforcée et mettre en place ensemble des projets efficaces et visionnaires pour sauver notre mer commune.

 

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Notes :

  1. Le GIEC est un groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. C’est une organisation qui a été mise en place en 1988 à la demande du G7 (groupe des sept pays les plus riches : USA, Japon, Allemagne, France, Grande Bretagne, Canada, Italie).

 

(2) et (3) Site officiel du GIEC :

https://www.sauvonsleclimat.org/fr/base-documentaire/ipcc-international-panel-on-climate-change